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PORTRAIT DE BORNEL
La commune de Bornel est une des 25 villes de la communauté de communes des Sablons
, située dans le sud-est de Méru, dans la basse vallée de la rivière Esches, à 30
km de Beauvais et à 40 km de Paris.
Le territoire de Bornel est situé sur le Thelle et le Vexin, bordé de 9 communes dont Amblainville,
Fosseuse, Anserville du canton de Méru, Puiseux le Hauberger, Fresnoy en Thelle, Belle Eglise du
canton de Neuilly en Thelle, Hédouville, Frouville, Arronville, communes du Val d'Oise.
L'altitude la plus basse est de 45 m au sud, près du moulin de l'Enfer et la plus élevée 147 m aux Groux,
dans le hameau de Courcelles à l'ouest de la ville.
D'une superficie de 1248 hectares, elle est composée de 5 hameaux: Courcelles, le Ménillet, Hamecourt,
Montagny la Poterie et Grainval. Ce dernier n'est plus habité depuis une cinquantaine d'années.
La population totale (recensement 2006) est de 3.608 habitants nommés les Bornellois.
Depuis 1999, la population a augmenté de 311 habitants soit une progression de 9,4%.
Le nombre de résidences est de 1.346 (dont 74,7% en maisons et 25% en appartements).
Le nombre de kilomètres de voirie est de 26 km 995.
La longueur totale de la rivière Esches est de 20 km.
Nous vous rappelons que la célèbre joueuse de tennis Amélie Mauresmo a débuté sa carrière au tennis-club de Bornel (photos) à l'âge de 6 ans.
A 8 ans, Patrick Simon lui fait intégrer le tennis-club de Méru. Elle suit ensuite une section
Sports-études à Blois puis au Centre National d'Entraînement de Roland Garros.
Championne junior en 1996, elle remporte les tournois de Roland Garros et de Wimbledon.
Finaliste en Australie en 1999, elle est victorieuse à Moscou et Sydney, la Médaille d’argent aux J.O. d’Athènes en 2004, puis en 2006 l’Australian Open et Wimbledon. Aujourd'hui encore, sa carrière continue...
LE BLASON
Ecartelé de sinople et d'azur à la croix de gueule bordée d'argent cantonnée au un d'une gerbe de blé d'or liée de même au deux
d'une fleur de lys d'argent au trois d'un léopard de même au quatre d'une roue dentée à six branches d'or brochant le tout.
L'écu est timbré d'une couronne murale à trois tours d'or, ouverte, ajourée et maçonnée de sable. Ornement de lauriers
fruités d'or à dextre, de feuilles de chêne glandées d'or.
Les armoiries de la commune racontent l'histoire de la ville à travers les années
- La croix de gueule bordée d'argent représente l'église de Bornel inscrite à l'inventaire des monuments historiques.
- La gerbe de blé sinople représentative de verdure rappelle l'origine du nom Bornel, Bordonellum étant la petite ferme.
- La fleur de lys d'argent évoque l'attachement de la région au royaume de France et actuellement de la Picardie.
- Le léopard d'argent rapelle les faits d'armes sur le territoire de la commune au lieu dit du bois des anglais pendant la guerre de 100 ans.
- La roue dentée à six branches d'or s'explique par le fait qu'il y avait six moulins à Bornel. Le moulin de la Chocolaterie, le moulin Fétu, le moulin du Paradis, le moulin du pont Croquet, le moulin du Village et le moulin du pont de l'Enfer
La roue dentée rappelle également les mécanismes d'entraînement des machines des usines. Un de ces pignons d'entraînement d'un poids de 12 tonnes est actuellement visible dans le hall de notre mairie (voir photo).
Un autre d'un poids de 20 tonnes est installé en plein air à l'entrée de l'usine CLAL (voir photo). Ces deux roues viennent d'une usine qui était en centre ville et qui fut démolie.
- La couleur argent représente l'orfèvrerie, une industrie qui fut florissante à Bornel (l'usine de la SFAM).
- La couronne à trois tours: Bornel dépendait de 3 fiefs, le fief d'Outreville, le fief de Béville et le fief de la Capelle
Ce blason est visible sur la façade de la maison de vie Olivier Métra située au centre ville (voir photo), en face de la mairie.
UN PEU D'HISTOIRE
Etymologiquement, la racine de Bornel vient
du latin Borda, la cabane en planches venant
probablement elle même du haut allemand Bort (la petite ferme). La région de Bornel est habitée
depuis plusieurs siècles. Les récents travaux de l'autoroute A16 ont permis de mettre à jour des foyers
de peuplement et des ateliers de taille de silex.
Le 16 mars 1962, une entreprise travaillant avec une pelleteuse met à jour deux sarcophages.
Au pied de l'un des squelettes avait été déposé un vase rituel, ce qui permit de les situer
à l'époque mérovingienne. Ils sont maintenant exposés dans l'église de Bornel.
L'église (photo) est consacrée à Saint Denis. Il semble que son édification se soit faite, comme celle de
nombreuses églises dans la région, de la manière suivante:
le prieur de Saint Leu détachait quelques uns de ses moines qui venaient tracer l'implantation de la future
église et aidaient les habitants à édifier une première chapelle parfois un choeur. Ensuite, nef, couverture
et décorations se faisaient avec l'aide des plus adroits des paroissiens. La partie la plus ancienne de l'église
est datée du 12ème siècle. Constituée d'une longue galerie orientée vers l'est, la nef était à l'origine couverte par une voûte en bois.
Cette voûte fut démolie en 1850 et fut remplacée par un plafond en plâtre.
Un incendie endommagea le clocher au siècle dernier, celui-ci fut alors remplacé par un nouveau,
de style Napoléon III. Devenu dangereux, ce dernier fut à nouveau remplacé vers 1970.
La guerre de cent ans survint ensuite. De cette époque subsiste des lieux dits : le Bois
des Anglais, le Fond de Morpu ou encore la Vallée de Mort d'Hommes.
De 1331 à 1791, la population de Bornel reste sensiblement la même : 147 feux, soit environ
500 habitants. Jusqu'à la moitié du 19ème siècle, Bornel est essentiellement rural (céréales, vignes, et élevage)
mais il a existé jusqu'à 6 moulins à eau. Au début du 17ème Siècle, nous avions un moulin à blé tenu
par Jean Raflé et un moulin à huile tenu par François de Corbye.
L'industrialisation de Bornel accroît rapidement la population qui passe de 582 habitants
en 1831, à 944 en 1882. La ligne de chemin de fer Persan-Méru est inaugurée le 1er juillet 1875.
Des usines viennent alors s'implanter Louyot sur le site Halphen en 1888 et Vermand en 1894.
En 1904, Bornel compte 964 habitants, puis 1662 en 1935 pour atteindre 3329 en 1999.
Le château le Ménillet est de construction récente, milieu du 19ème siècle: bâti sur le
domaine du Ménillet où il devait y avoir une demeure seigneuriale plus ancienne. Ce domaine
du Ménillet a appartenu aux familles de la Sengle, de Montmorency, de Bachelier, Malherbe et
Lequesne. Ce château serait construit sur les fondations d'une villa romaine.
Concernant le hameau d'Hamecourt, une légende veut que ce hameau ait été autrefois le siège d'une foire aux
boeufs très importante. Le roi Louis VI, qui régna de 1461 à 1483, lui aurait octroyé cette foire de 3 jours.
Une fête dont nous sommes plus certains est la fête de la Saint Jean, ancienne réjouissance rustique et champêtre.
Elle brilla, dit-on, d'un vif éclat de 1850 à 1875. C'était des chants, des danses en plein air avec
copieuses libations de vin et de cidre du pays.
Une grange à Dîmes subsiste encore de nos jours, elle fut restaurée au 17ème siècle,
son origine est donc plus ancienne. Sur le coté est dessinée une chapelle, symbolise-t-elle la chapelle Saint Jean disparue ?
Le dernier loup de notre région fut tué pendant l'hiver 1869 par un berger près du bois de Fosseuse.
Une des pattes antérieures resta accrochée sur la porte d'entrée de la ferme d'Hamecourt pendant de très nombreuses années.
Jules Louis Olivier Métra, compositeur français, musicien et chef d'orchestre des Folies Bergères de 1872 à 1877
composa pour ce théâtre 18 opérettes et ballets-divertissements. Il écrivit dans une maison de Courcelles, un après-midi de repos,
la célèbre Valse des Roses en souvenir des dernières roses de la saison 1863.
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